Se lancer dans des études de médecine représente un défi de taille qui nécessite une préparation rigoureuse et une organisation sans faille. À Nancy, comme dans toutes les facultés de médecine françaises, les étudiants font face à un cursus exigeant où chaque détail compte. Entre le choix de la voie d’accès, les méthodes de travail à adopter et les ressources disponibles, il est essentiel de bien s’informer pour maximiser ses chances de réussite. Cet article vous propose un tour d’horizon complet pour aborder sereinement votre parcours vers les études de santé à Nancy.

Les clés pour réussir ses études de médecine à Nancy

L’Université de Lorraine propose un accès aux études de santé principalement par deux voies : le Parcours d’Accès Spécifique Santé et les Licences à Accès Santé. Pour l’année 2026, l’université met à disposition 750 places en PASS réparties sur huit mineures différentes, ainsi que 311 places en deuxième année santé via ce parcours. Cette voie reste majoritaire avec plus de 50% des places disponibles. Les filières LAS offrent quant à elles environ 280 places réparties entre 88 en première année et 197 en deuxième et troisième années. Ce système remplace l’ancien concours et le numerus clausus par des examens classants et un numerus apertus défini par l’Agence Régionale de Santé.

Le taux de réussite en PASS à Nancy atteint 41%, ce qui dépasse largement la moyenne nationale située entre 25 et 30%. Ce chiffre encourageant témoigne de la qualité de l’accompagnement proposé aux étudiants. Cependant, il faut garder à l’esprit qu’environ 15% seulement des étudiants sont admis directement en deuxième année à l’Université de Lorraine, tandis que plus de la moitié doivent passer des épreuves orales qui se déroulent en juin, avec des résultats définitifs publiés en juillet. Pour réussir dans ce contexte compétitif, choisir une prépa médecine à Nancy peut faire toute la différence en apportant un soutien pédagogique adapté et des outils méthodologiques performants.

Organisation et méthodes de travail adaptées au cursus nancéien

La réussite en première année de santé repose avant tout sur une organisation rigoureuse et des méthodes de travail efficaces. L’année de PASS se divise en deux semestres distincts : le premier comprend des unités d’enseignement de bases scientifiques communes ainsi qu’une mineure au choix, tandis que le second semestre propose des unités d’enseignement spécialisées et permet de choisir sa filière. Les étudiants doivent sélectionner parmi huit mineures disponibles : Sciences pour la santé, Sciences de la vie, Chimie, Physique, Informatique, Droit, Économie et STAPS. La mineure Sciences pour la santé est particulièrement prisée avec 5457 candidats pour seulement 90 places, suivie par STAPS qui propose 110 places, Sciences de la vie avec 100 places, et Chimie avec 80 places.

Pour gérer efficacement cette charge de travail considérable, il est recommandé de travailler au minimum dix heures par jour en révisant les cours régulièrement plutôt que de tenter de tout apprendre par cœur dès le début. L’utilisation de plannings de révisions s’avère particulièrement utile, notamment le week-end. La création de fiches synthétiques pour certaines matières comme la chimie organique, la physique et la chimie minérale permet de faciliter la mémorisation des formules et concepts essentiels. Certains étudiants préfèrent travailler seuls pour rester concentrés, tandis que d’autres trouvent un bénéfice à travailler avec un binôme de confiance, particulièrement en fin de semestre. Les lieux de travail varient selon les préférences : domicile personnel ou salles de travail de la faculté, chacun devant trouver l’environnement qui favorise au mieux sa concentration.

La prise de notes en cours constitue une étape fondamentale. Il est conseillé de rester concentré pendant les amphithéâtres pour noter les informations de manière détaillée, de préférence sur papier pour la plupart des étudiants, bien que l’ordinateur convienne à ceux qui maîtrisent parfaitement la saisie rapide. Les annales représentent également un outil précieux pour certaines matières, même si leur utilisation doit rester complémentaire au travail de fond. En ce qui concerne le rythme de vie, dormir au moins huit heures par nuit permet de maintenir une bonne capacité de concentration, quitte à rattraper une éventuelle dette de sommeil le week-end. Des pauses régulières tout au long de la journée évitent l’épuisement et préservent l’efficacité du travail. L’essentiel reste de ne pas céder à la pression excessive et de relativiser les moments difficiles pour maintenir un équilibre psychologique indispensable sur le long terme.

Ressources et accompagnement disponibles dans les universités de Nancy

Les étudiants nancéiens disposent de plusieurs structures d’accompagnement pour les soutenir tout au long de leur parcours. Le Tutorat Santé Lorraine constitue une ressource gratuite officiellement reconnue et agréée par le ministère. Cette association étudiante propose un soutien pédagogique dispensé par des étudiants avancés qui connaissent parfaitement les exigences du cursus. Ce dispositif jouit d’une excellente réputation et représente une alternative accessible à tous, quelles que soient les ressources financières.

Pour ceux qui souhaitent bénéficier d’un encadrement plus structuré, plusieurs prépas privées sont présentes à Nancy, notamment BIOMEDAL, Stan Santé et MédicalSup. Ces établissements proposent une pédagogie renforcée avec des équipes de haut niveau composées de doctorants, chimistes et ingénieurs. BIOMEDAL, par exemple, dispose de locaux spacieux à proximité immédiate des facultés avec 1500 mètres carrés d’espaces dédiés. Cette prépa affiche des résultats remarquables avec 72,2% de ses inscrits en PASS classés dans le numerus PASS et 75% de ses étudiants en LAS1 classés dans le numerus LAS1 lors du semestre 1 de l’année 2025-2026. L’établissement limite ses effectifs à 25 étudiants par classe pour garantir un suivi personnalisé.

Ces structures proposent généralement des supports de cours de qualité supérieure, des outils numériques performants via des plateformes et applications dédiées, ainsi qu’un suivi pédagogique individualisé comprenant du parrainage et du coaching. Certaines offrent même une garantie de réussite avec une prise en charge de la deuxième année en cas d’échec en première tentative. Les stages de pré-rentrée constituent un autre élément clé pour démarrer l’année dans de bonnes conditions. Ces sessions permettent de se familiariser avec les exigences du cursus et d’éviter la sensation d’être perdu dès les premiers cours. Pour les étudiants en PASS, les colles constituent un excellent moyen de s’auto-évaluer régulièrement. Même si les résultats peuvent être moyens au premier semestre, une amélioration progressive est tout à fait normale et témoigne d’une bonne adaptation aux méthodes d’examen.

La réforme des études de santé 2027 : ce qui change pour les étudiants

Une réforme majeure des études de santé se profile à l’horizon 2027 et promet de transformer en profondeur l’accès aux filières médicales et paramédicales. Cette évolution répond aux critiques formulées depuis plusieurs années concernant le système actuel et vise à améliorer les conditions d’admission ainsi que le bien-être des étudiants. Les objectifs principaux de cette réforme incluent une meilleure équité dans la sélection, une diminution du stress lié aux examens classants et une diversification des profils admis dans les filières de santé.

Le système actuel, bien qu’ayant remplacé le concours par des examens classants et le numerus clausus par un numerus apertus, continue de générer une forte pression sur les étudiants. Le fait que plus de la moitié des candidats doivent passer par des épreuves orales pour accéder à la deuxième année témoigne de la sélectivité importante du dispositif. La réforme 2027 entend remédier à ces difficultés en repensant complètement l’architecture des parcours d’accès aux études de santé. Cette transformation répond également aux besoins d’évolution du système de santé français et aux recommandations des instances régionales et nationales.

La nouvelle Licence SPS Sciences pour la Santé : structure et objectifs

Au cœur de la réforme 2027 figure la création d’une nouvelle Licence SPS dédiée aux Sciences pour la Santé. Cette formation se substituera progressivement aux parcours actuels pour offrir un cursus unifié et mieux structuré. L’objectif principal de cette licence consiste à proposer un socle de connaissances scientifiques solides tout en permettant aux étudiants de développer les compétences transversales indispensables aux métiers de la santé. Contrairement au système actuel où les mineures représentent une part limitée du cursus en PASS, la nouvelle licence SPS intégrera de manière plus équilibrée les enseignements fondamentaux et les matières complémentaires.

Cette nouvelle formation vise à réduire l’effet tunnel qui caractérise souvent la première année des études de santé. En proposant un parcours plus progressif et moins centré uniquement sur la compétition, la Licence SPS devrait permettre aux étudiants de mieux appréhender les exigences du cursus médical tout en préservant leur santé mentale. Les épreuves d’évaluation seront également repensées pour favoriser une approche plus globale des compétences plutôt qu’une sélection basée principalement sur la mémorisation intensive. Cette évolution devrait également faciliter les réorientations pour les étudiants qui ne poursuivraient finalement pas vers les filières santé, en leur offrant des compétences valorisables dans d’autres domaines scientifiques.

Fin des parcours PASS et LAS : transition vers le nouveau système

La réforme 2027 marque la fin progressive des parcours PASS et LAS tels qu’ils existent actuellement. Cette transition majeure nécessitera une période d’adaptation pour les facultés, les étudiants et les structures d’accompagnement. Les dernières cohortes à intégrer le système actuel devront être accompagnées jusqu’à leur terme, tandis que les nouvelles promotions découvriront le dispositif rénové. Cette phase de transition représente un défi organisationnel important pour l’Université de Lorraine qui devra gérer simultanément deux systèmes différents pendant plusieurs années.

Pour les lycéens qui envisagent des études de santé, cette réforme implique de se tenir informés des modalités précises qui seront mises en place. Les critères de sélection via Parcoursup seront probablement ajustés pour correspondre aux exigences de la nouvelle Licence SPS. Actuellement, la grille Parcoursup pour le PASS à Nancy pondère les résultats scolaires et les méthodes de travail à 45% chacun, tandis que le savoir-être et l’engagement ou la motivation comptent pour 5% chacun. Il est probable que ces critères évoluent avec la réforme. Le taux maximum d’étudiants hors académie, fixé actuellement à 5% à Nancy, pourrait également être revu dans le cadre de cette transformation globale. Les structures de préparation comme les tutorats et les prépas privées devront également adapter leurs programmes pour correspondre aux nouvelles exigences pédagogiques et accompagner efficacement les étudiants dans ce contexte renouvelé.

Préparer son entrée en médecine à Nancy dès le lycée

L’anticipation constitue un atout majeur pour aborder sereinement les études de santé. Contrairement à une idée reçue, la préparation ne débute pas nécessairement à l’entrée à l’université mais peut commencer dès le lycée. Cette approche permet de développer progressivement les capacités essentielles que sont la concentration, l’organisation, la gestion du stress et les techniques de mémorisation. Elle offre également l’opportunité de découvrir les contenus des enseignements dispensés en première année et de prendre conscience des difficultés inhérentes aux examens, permettant ainsi une transition plus douce entre le lycée et l’enseignement supérieur.

Choix des spécialités et préparation anticipée au cursus médical

Le choix des spécialités au lycée revêt une importance particulière pour les élèves qui envisagent des études de médecine. Bien qu’aucune combinaison ne soit officiellement obligatoire, certaines spécialités facilitent grandement l’adaptation au cursus universitaire. Les Sciences de la Vie et de la Terre, la Physique-Chimie et les Mathématiques constituent le socle le plus cohérent pour aborder les enseignements scientifiques de première année. Ces disciplines permettent d’acquérir les bases théoriques et les raisonnements scientifiques qui seront constamment sollicités durant le cursus médical. Les notions de terminale en SVT, physique-chimie et mathématiques forment d’ailleurs le cœur des programmes de remise à niveau proposés par les préparations anticipées.

Au-delà des matières scientifiques pures, il est important de cultiver des qualités transversales telles que la rigueur dans le travail, la capacité à synthétiser des informations complexes et l’endurance intellectuelle. Les bons élèves au lycée, même avec une moyenne autour de 13 en terminale, peuvent parfaitement réussir leurs études de santé s’ils adoptent les bonnes méthodes de travail. Obtenir une mention très bien au baccalauréat représente évidemment un avantage, mais ne constitue pas une condition sine qua non. L’essentiel réside dans la capacité à progresser rapidement et à s’adapter aux exigences d’un rythme de travail beaucoup plus soutenu qu’au lycée. La motivation et la détermination compensent largement les éventuelles lacunes initiales pour qui accepte de fournir les efforts nécessaires.

Stages et formations complémentaires pour maximiser ses chances

Les formations anticipées représentent un investissement stratégique pour optimiser ses chances de réussite. Plusieurs établissements proposent des programmes spécifiquement conçus pour les élèves de première et de terminale qui souhaitent s’orienter vers le PASS ou les LAS après le baccalauréat. Ces préparations, comme la Terminale Santé proposée par certaines structures, se déroulent pendant les vacances scolaires pour ne pas interférer avec la scolarité normale. Le programme type comprend cinq stages répartis sur l’année : un stage de cinq jours pendant les vacances de la Toussaint, un autre pendant les vacances d’hiver, un troisième pendant les vacances de printemps, un quatrième après les épreuves finales du baccalauréat, et un stage optionnel de deux semaines pendant la période de pré-rentrée universitaire à partir de mi-août.

Ces stages couvrent les notions essentielles de terminale tout en anticipant les concepts qui seront abordés en première année universitaire. Ils permettent de se familiariser avec le vocabulaire médical, les méthodologies d’apprentissage spécifiques et les types d’exercices rencontrés aux examens. Le coût de ces formations avoisine généralement 3100 euros pour l’année complète, avec des possibilités de paiement échelonné sans frais. Bien que cet investissement puisse sembler important, il offre un avantage concurrentiel non négligeable dans un contexte où la sélection reste très exigeante. Les inscriptions se font en ligne ou par dépôt de dossier dans les locaux des établissements concernés.

Pour bien choisir sa préparation, il est recommandé de participer aux journées portes ouvertes organisées par les différentes structures. Ces événements, souvent programmés en février, permettent de découvrir les locaux, de rencontrer les équipes pédagogiques et d’échanger avec des étudiants ayant déjà suivi ces formations. Certains établissements proposent également des visioconférences pour discuter des stratégies Parcoursup et répondre aux questions des familles. Ces rendez-vous constituent une excellente opportunité pour clarifier ses choix d’orientation et élaborer une stratégie cohérente. En complément, des journées d’immersion sont parfois organisées en février pour permettre aux lycéens de vivre une journée type d’étudiant en première année de santé. Cette expérience concrète aide à prendre conscience de la réalité du cursus et à confirmer ou ajuster son projet professionnel.

Au final, réussir ses études de médecine à Nancy nécessite une combinaison de travail acharné, d’organisation méthodique et de soutien pédagogique adapté. Que ce soit par le biais du tutorat gratuit ou d’une prépa privée, l’accompagnement fait souvent la différence. Avec un taux de réussite supérieur à la moyenne nationale et des structures d’accueil de qualité, Nancy offre un environnement favorable aux étudiants motivés et déterminés. La réforme à venir en 2027 promet d’améliorer encore les conditions d’accès et d’études, rendant ce parcours exigeant un peu plus accessible sans en diminuer l’excellence.